Éveiller et accompagner les vocations

Éveiller et accompagner les vocations

Éveiller et accompagner les vocations

A- Orientation

Dans l’Église, chacun(e) est appelé(e) à être membre du corps entier et à y prendre sa place. Parmi nous, le Seigneur en appelle quelques-uns à un chemin spécifique de consécration dans la vie religieuse ou comme prêtres diocésains et il continue de le faire aujourd’hui.

Il en appelle d’autres au mariage et au témoignage donné d’un amour à la manière de Dieu : libre, fidèle, indissoluble, et donnant la vie.

Le Seigneur continue d’appeler aujourd’hui. Il nous faut y être attentifs, porter le relais de l’appel adressé par le Seigneur en discernant les charismes, et accompagner les jeunes qui percoivent au fond d’eux l’appel à se donner de façon spécifique dans la vie religieuse, dans l’ordination sacerdotale, dans le mariage.

B- Focus local

Le service des vocations a mis en place depuis plusieurs années une tradition de prière renouvelée en 2025 par un petit dépliant invitant à prier pour les vocations.

De même, une vocabox est à disposition dans les paroisses pour circuler de famille en famille et échanger à partir de témoignages de personnes qui se sont lancées généreusement à la suite du Christ.

Nous percevons aujourd’hui dans les communautés la préoccupation que des prêtres puissent continuer d’être donnés aux communautés pour leur édification à partir du Seigneur. De même le témoignage des religieux et religieuses est perçu comme une source, un appui, une promesse dans   la persévérance baptismale.

Enfin, le mariage pourrait aujourd’hui faire peur. Il convient d’encourager avec lucidité les jeunes fiancés sur ce chemin.

C- Questionnement

  • Puis-je évoquer quelqu’un dont la vocation me parait claire ? Comment soutient-elle ma foi et mon engagement baptismal ?

  • Et moi-même, me suis-je senti un jour appelé(e) par le Seigneur sur un chemin qui a engagé toute ma vie ? Comment comprendre que Dieu appelle tout en respectant la liberté ?

  • Parlons-nous de vocations aux jeunes dans nos paroisses ? A quelles occasions ? Comment évaluons-nous cela ? Quels freins ? Quels progrès ? Quelles prudences devons-nous mettre en oeuvre ?

  • Au travers de ces questionnements y-a-t-il un appel à entendre ? Personnel – en paroisse – en diocèse ? Quels petits pas ou conversions pouvons-nous envisager ?

D- Ressources

Références scripturaires

1S 3, 3-10
La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva.
Il alla auprès d’li, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle.
Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »

Jn15, 8-17
Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.  Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.  Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres

Pape François, journée mondiale des vocations 2023
Dans l'Église, nous sommes tous des serviteurs et des servantes, selon des vocations, des charismes et des ministères différents. La vocation au don de soi dans l'amour, commune à tous, se déploie et se concrétise dans la vie des laïcs chrétiens, hommes et femmes, engagés dans la construction de la famille comme petite église domestique et dans le renouvellement des différents milieux de la société avec le levain de l'Évangile ; dans le témoignage des personnes consacrées, toutes données à Dieu pour leurs frères et sœurs comme prophétie du Royaume de Dieu ; dans les ministres ordonnés (diacres, prêtres, évêques) mis au service de la Parole, de la prière et de la communion du peuple saint de Dieu. Ce n'est que dans la relation avec toutes les autres que chaque vocation spécifique dans l'Église se révèle pleinement avec sa vérité et sa richesse propres. En ce sens, l'Église est une symphonie vocationnelle, avec toutes les vocations unies et distinctes dans l'harmonie et ensemble "en sortie" pour rayonner dans le monde la vie nouvelle du Royaume de Dieu.

Pape Leon XIV, journée mondiale des vocations 2025
Aujourd’hui, frères et sœurs, j’ai la joie de prier avec vous et avec tout le peuple de Dieu pour les vocations, en particulier sacerdotales et religieuses. L’Église en a tant besoin! Et il est important que les jeunes, hommes et femmes, trouvent dans nos communautés accueil, écoute, encouragement dans leur cheminement vocationnel, et qu’ils puissent compter sur des modèles crédibles de don généreux de soi à Dieu et aux frères. (...) Et je dis aux jeunes : n’ayez pas peur ! Acceptez l’invitation de l’Église et du Christ Seigneur !

E. Pour agir et aller plus loin

F. Témoignages

Apprendre à témoigner

Apprendre à témoigner

Apprendre à témoigner

A- Orientation

Témoigner est d’abord une demande du Seigneur et un envoi ! Témoigner est le cœur de la mission confiée à l’Église et à chacun de ses membres. Mais comment apprendre à témoigner ?
La meilleure école pour apprendre à témoigner n’est-elle pas la prière ? N’est-ce pas dans la proximité du Seigneur et la fréquentation de sa Parole que l’on apprend à en devenir disciple ? C’est à l’évidence ce que nous disent les saints, les missionnaires, les Papes …
Apprendre à témoigner, n’est-ce pas également apprendre à formuler ce qui nous habite ? Prendre conscience et mettre des mots sur « ce que Dieu est pour moi ». Relire dans nos vies les « traces de Dieu », les expériences de sa présence à nos côtés, en faire mémoire intérieurement, afin de pouvoir, quand l’occasion nous est donnée, d’en témoigner, avec des mots simples, personnels. Le témoignage est toujours, et peut-être d’abord, une rencontre qui exige écoute et disponibilité.
Apprendre à témoigner, ce peut-être aussi, se former afin de mieux comprendre pour mieux témoigner. Se former est l’occasion de dépasser les difficultés que nous pouvons avoir avec la foi, difficultés qui ne doivent pas être des obstacles à témoigner.
On le sait, le témoignage le plus éloquent est celui que nous donnons par notre vie, mais parfois le moment est venu dire quelque chose du trésor qu’est notre foi, de faire cadeau d’un témoignage, comme on nous en a fait cadeau à nous aussi. Le Seigneur nous y aidera, nous y être préparé aussi.

B- Focus local

Notre diocèse, notre département est marqué par une grande diversité culturelle qui conduit à de multiples manières de témoigner. Il y a mille manières de témoigner !
La période actuelle est marquée également par un grand nombre d’hommes et de femmes, souvent jeunes, qui demandent le baptême (les catéchumènes), ils sont une occasion de retravailler sans cesse la façon dont nous témoignons.
Face au défi du témoignage, nous disposons de ressources : notre présence locale, à proximité des personnes, au travers des paroisses, de leurs églises et des mouvements, notre présence à l’occasion événements importants de la vie (baptêmes, mariage, maladie, décès, …). Nous disposons aussi, pour ceux qui le peuvent et le souhaitent, de parcours de formation proposés par les services diocésains (« disciples missionnaire », « Annoncer »).

C- Questionnement

  • Saurions nous dire en quelques mots ce qui est au cœur de notre foi (le kerygme) ?
  • Ai-je déjà pris le temps de chercher les signes de la présence de Dieu dans ma vie ? M’est-il arrivé d’être touché par un témoignage de foi ?
  • Moi-même, quelles sont les occasions où j’ai pu témoigner explicitement de ma foi ? Comment cela s’est-il déroulé ? Ai-je été à l’aise ou non ? En quelles circonstances (dans mon entourage, plus loin ?...)
  • Au travers de ces questionnements y-a-t-il un appel à entendre ? Personnel – en paroisse - en diocèse ?  Quels petits pas ou conversions pouvons-nous envisager ?

D- Ressources

1Co 9, 16-17 : 
En effet, annoncer l’Évangile, ce n’est pas là pour moi un motif de fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! Certes, si je le fais de moi-même, je mérite une récompense. Mais je ne le fais pas de moi-même, c’est une mission qui m’est confiée.

Rom 10,13-14 : 
En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Or, comment l’invoquer, si on n’a pas mis sa foi en lui ? Comment mettre sa foi en lui, si on ne l’a pas entendu ? Comment entendre si personne ne proclame ?

Vatican II – Ad gentes n°11
Il faut que l’Église soit présente dans ces groupes humains par ses enfants, qui y vivent ou sont envoyés vers eux. Car tous les fidèles, partout où ils vivent, sont tenus de manifester, par l’exemple de leur vie et le témoignage de leur parole, l’homme nouveau qu’ils ont revêtu par le baptême et la force du Saint-Esprit qui les a fortifiés par la confirmation, afin que les autres, considérant leurs bonnes œuvres, glorifient le Père (cf. Mt 5, 16) et perçoivent plus pleinement le sens authentique de la vie humaine et le lien universel de communion entre les hommes.

Paul VI, Evangelii nuntiandi, n°76
Le témoignage consistera dans cette activité si intense et féconde qui est de "transmettre aux autres ce qu’on a contemplé". Le monde réclame des évangélisateurs qui lui parlent d’un Dieu qu’ils connaissent et fréquentent.

Pape François, Evangelii Gaudium n°150
Ton cœur sait que la vie n’est pas la même sans lui, alors ce que tu as découvert, ce qui t’aide à vivre et te donne une espérance, c’est cela que tu dois communiquer aux autres.

Paul VI, Audience Générale 2 oct. 1974
L'homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou, s'il écoute les maîtres, c'est parce qu'ils sont des témoins.

Madeleine Delbrêl, Missionnaires sans bateau
Une fois que nous avons connu la Parole de Dieu, nous n'avons pas le droit de ne pas la recevoir ; une fois que nous l'avons reçue, nous n'avons pas le droit de ne pas la laisser s'incarner en nous ; une fois qu'elle s'est incarnée en nous, nous n’avons pas le droit de la garder pour nous ; nous appartenons dès lors à ceux qui l'attendent.

E. Pour agir et aller plus loin