Apprendre à témoigner
A- Orientation
Témoigner est d’abord une demande du Seigneur et un envoi ! Témoigner est le cœur de la mission confiée à l’Église et à chacun de ses membres. Mais comment apprendre à témoigner ?
La meilleure école pour apprendre à témoigner n’est-elle pas la prière ? N’est-ce pas dans la proximité du Seigneur et la fréquentation de sa Parole que l’on apprend à en devenir disciple ? C’est à l’évidence ce que nous disent les saints, les missionnaires, les Papes …
Apprendre à témoigner, n’est-ce pas également apprendre à formuler ce qui nous habite ? Prendre conscience et mettre des mots sur « ce que Dieu est pour moi ». Relire dans nos vies les « traces de Dieu », les expériences de sa présence à nos côtés, en faire mémoire intérieurement, afin de pouvoir, quand l’occasion nous est donnée, d’en témoigner, avec des mots simples, personnels. Le témoignage est toujours, et peut-être d’abord, une rencontre qui exige écoute et disponibilité.
Apprendre à témoigner, ce peut-être aussi, se former afin de mieux comprendre pour mieux témoigner. Se former est l’occasion de dépasser les difficultés que nous pouvons avoir avec la foi, difficultés qui ne doivent pas être des obstacles à témoigner.
On le sait, le témoignage le plus éloquent est celui que nous donnons par notre vie, mais parfois le moment est venu dire quelque chose du trésor qu’est notre foi, de faire cadeau d’un témoignage, comme on nous en a fait cadeau à nous aussi. Le Seigneur nous y aidera, nous y être préparé aussi.
B- Focus local
Notre diocèse, notre département est marqué par une grande diversité culturelle qui conduit à de multiples manières de témoigner. Il y a mille manières de témoigner !
La période actuelle est marquée également par un grand nombre d’hommes et de femmes, souvent jeunes, qui demandent le baptême (les catéchumènes), ils sont une occasion de retravailler sans cesse la façon dont nous témoignons.
Face au défi du témoignage, nous disposons de ressources : notre présence locale, à proximité des personnes, au travers des paroisses, de leurs églises et des mouvements, notre présence à l’occasion événements importants de la vie (baptêmes, mariage, maladie, décès, …). Nous disposons aussi, pour ceux qui le peuvent et le souhaitent, de parcours de formation proposés par les services diocésains (« disciples missionnaire », « Annoncer »).
C- Questionnement
- Saurions nous dire en quelques mots ce qui est au cœur de notre foi (le kerygme) ?
- Ai-je déjà pris le temps de chercher les signes de la présence de Dieu dans ma vie ? M’est-il arrivé d’être touché par un témoignage de foi ?
- Moi-même, quelles sont les occasions où j’ai pu témoigner explicitement de ma foi ? Comment cela s’est-il déroulé ? Ai-je été à l’aise ou non ? En quelles circonstances (dans mon entourage, plus loin ?…)
- Au travers de ces questionnements y-a-t-il un appel à entendre ? Personnel – en paroisse – en diocèse ? Quels petits pas ou conversions pouvons-nous envisager ?
D- Ressources
1Co 9, 16-17 :
En effet, annoncer l’Évangile, ce n’est pas là pour moi un motif de fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! Certes, si je le fais de moi-même, je mérite une récompense. Mais je ne le fais pas de moi-même, c’est une mission qui m’est confiée.
Rom 10,13-14 :
En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Or, comment l’invoquer, si on n’a pas mis sa foi en lui ? Comment mettre sa foi en lui, si on ne l’a pas entendu ? Comment entendre si personne ne proclame ?
Vatican II – Ad gentes n°11
Il faut que l’Église soit présente dans ces groupes humains par ses enfants, qui y vivent ou sont envoyés vers eux. Car tous les fidèles, partout où ils vivent, sont tenus de manifester, par l’exemple de leur vie et le témoignage de leur parole, l’homme nouveau qu’ils ont revêtu par le baptême et la force du Saint-Esprit qui les a fortifiés par la confirmation, afin que les autres, considérant leurs bonnes œuvres, glorifient le Père (cf. Mt 5, 16) et perçoivent plus pleinement le sens authentique de la vie humaine et le lien universel de communion entre les hommes.
Paul VI, Evangelii nuntiandi, n°76
Le témoignage consistera dans cette activité si intense et féconde qui est de « transmettre aux autres ce qu’on a contemplé ». Le monde réclame des évangélisateurs qui lui parlent d’un Dieu qu’ils connaissent et fréquentent.
Pape François, Evangelii Gaudium n°150
Ton cœur sait que la vie n’est pas la même sans lui, alors ce que tu as découvert, ce qui t’aide à vivre et te donne une espérance, c’est cela que tu dois communiquer aux autres.
Paul VI, Audience Générale 2 oct. 1974
L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou, s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins.
Madeleine Delbrêl, Missionnaires sans bateau
Une fois que nous avons connu la Parole de Dieu, nous n’avons pas le droit de ne pas la recevoir ; une fois que nous l’avons reçue, nous n’avons pas le droit de ne pas la laisser s’incarner en nous ; une fois qu’elle s’est incarnée en nous, nous n’avons pas le droit de la garder pour nous ; nous appartenons dès lors à ceux qui l’attendent.
E. Pour agir et aller plus loin
- Atelier “ apprendre à témoigner” au service diocésain : formation@eveche-creteil.cef.fr
- Une mine de témoignages authentiques pour s’encourager : https://monexperiencededieu.fr/



