Avec les orthodoxes, porter une même annonce
Quelles sont les occasions où je fréquente des chrétiens orthodoxes ?
Avons-nous des liens entre nos communautés ? Si oui, comment les évaluons nous ? Si non, qu’est-ce qui semble freiner ?
Que comprenons nous des séparations actuelles entre l’Eglise catholique et les Eglises orthodoxes ? Quelles étapes décisives de rapprochements voyons-nous à l’œuvre ?
Quels moments/évènements peuvent/pourraient nous permettre d’annoncer ensemble ?
Au travers de ces questionnements y-a-t-il un appel à entendre ? Personnel – en paroisse – en diocèse ? Quels petits pas ou conversions pouvons-nous envisager ?
A- Orientation
L’unité des chrétiens avance toujours par la conscience de la mission commune d’annonce de Jésus-Christ. Or nous avons tous en conscience la prière de Jésus en Jn17,21 “ Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.”
C’est ainsi que travailler à l’unité des chrétiens est une priorité pour l’Eglise catholique, fortement rappelée par le pape Léon dès le début de son pontificat.
B- Focus local
Dans le Val de marne, plusieurs paroisses orthodoxes sont présentes, avec des spécificités nationales. Ce sont des communautés qui se sont formées au XXème siècle, avec un apport important des pays de l’Est à la fin du XXème siècle.
Notre diocèse offre ainsi l’hospitalité d’églises pour des communautés orthodoxes à Villeneuve st Georges, Sucy en Brie, Villejuif, Cachan, Nogent sur Marne, Joinville-le pont…Des relations se tissent de façon proche au travers de ces partages de lieux.
C- Questionnement
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Quelles sont les occasions où je fréquente des chrétiens orthodoxes ?
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Avons-nous des liens entre nos communautés ? Si oui, comment les évaluons nous ? Si non, qu’est-ce qui semble freiner ?
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Que comprenons nous des séparations actuelles entre l’Eglise catholique et les Eglises orthodoxes ? Quelles étapes décisives de rapprochements voyons-nous à l’œuvre ?
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Quels moments/évènements peuvent/pourraient nous permettre d’annoncer ensemble ?
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Au travers de ces questionnements y-a-t-il un appel à entendre ? Personnel – en paroisse – en diocèse ? Quels petits pas ou conversions pouvons-nous envisager ?
D- Ressources
Rom 12,9-15
Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien. Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres. Ne ralentissez pas votre élan, restez dans la ferveur de l’Esprit, servez le Seigneur, ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière. Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, pratiquez l’hospitalité avec empressement. Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez-leur du bien, et non pas du mal. Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent.
Jn17, 20-24
Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
Jn17, 20-24
Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
La prière du Seigneur pour l’unité de ses disciples afin « que tous soient un » est étroitement liée à la mission qu’il leur a confiée, « afin que le monde croie » (Jn 17,21). Le Concile Vatican II a insisté sur le fait que la division entre communautés chrétiennes « s’oppose ouvertement à la volonté du Christ ; elle est pour le monde un objet de scandale et fait obstacle à la plus sainte des causes : la prédication de l’Évangile à toute créature » (Unitatis redintegratio [UR] 1). En échouant à être le signe visible de cette unité, les chrétiens manquent à leur devoir missionnaire de rassembler tous les hommes dans l’unité salvifique de la communion du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Nous comprenons ainsi pourquoi œuvrer pour l’unité est au cœur de notre identité comme Église. Comme l’écrit saint Jean-Paul II dans son encyclique Ut unum sint qui constitue une étape fondamentale dans l’engagement œcuménique de l’Église catholique, « la recherche de l’unité des chrétiens n’est pas un acte facultatif ou d’opportunité, mais une exigence qui découle de l’être même de la communauté chrétienne » (Ut unum sint [UUS] 49, cf. aussi 3).
Vademecum des évêques pour l’unité des chrétiens n°1
Alors que nous sommes en chemin vers le rétablissement de la pleine communion entre tous les chrétiens, nous reconnaissons que cette unité ne peut être qu’une unité dans la foi. En tant qu’Évêque de Rome, je considère comme l’un de mes devoirs prioritaires la recherche du rétablissement de la pleine et visible communion entre tous ceux qui professent la même foi en Dieu Père, Fils et Saint-Esprit (…) L’unité a toujours été une préoccupation constante pour moi, comme en témoigne la devise que j’ai choisie pour mon ministère épiscopal : In Illo uno unum, une expression de saint Augustin d’Hippone qui rappelle que nous aussi, bien que nous soyons nombreux, « dans l’Unique – c’est-à-dire le Christ – nous sommes un » (Enarr. in Ps., 127, 3).
Pape Leon XIV, au lendemain de l’inauguration de son pontificat devant la délégation œcuménique venue le saluer le 19 mai 2025
“Nous cheminons sur les pas mêmes des Pères, et mesurons ce que nous avons conservé en commun, mais aussi ce que nous avons perdu. Ce lieu est un témoin à la fois de notre unité et de notre éloignement. Comment pourrions-nous célébrer le premier Concile œcuménique de l’Église indivise, alors que nous demeurons divisés ? En ce sens, cette rencontre à Nicée aura lieu sans triomphalisme. Nous ne nous y rendrons pas comme des vainqueurs, mais comme des pénitents. Nous n’y célébrerons pas une victoire, mais nous confesserons les blessures de notre division. Le retour à Nicée ne peut être une fête sans repentance. Il nous faut nous y tenir, dans le silence, devant la mémoire vivante du passé, et laisser cette mémoire nous interroger : comment en sommes-nous arrivés là ? Plus encore, comment ce même Esprit qui jadis nous rassembla peut aujourd’hui, à nouveau, nous réconcilier ?” ( Patriarche Bartoloméos devant les évêques à lourdes début novembre 2025 évoquant la commémoration à venir des 1700 ans du symbole de Nicée-constantinople qui eut lieu le 30 novembre 2025 à iznik)
E. Pour agir et aller plus loin
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Service diocésain pour l’œcuménisme et l’interreligieux : oecumenismeinterreligieux@eveche-creteil.cef.fr



